HIER ENCORE...
Hier encore, vous souffriez dans votre corps, dans votre cœur, de votre âme.
Aujourd’hui encore, vous subissez l’isolement, le désenchantement, l’abandon.
Mais sachez que demain, dorénavant, vous aurez possibilités, vous, ceux qui sont les rejetés de la santé, les oubliés du bien-être, ceux qui sont éternellement en désaccord avec eux-mêmes, de voir un horizon nouveau poindre.
J’affirme ici que l’exclusion ne doit plus être.
J’affirme ici que, toi, le malade, celui que l’on regarde de loin, je te verrai de près.
J’affirme ici que, toi, celui que j’entends crier sa révolte, je t’écouterai de toute ma présence.
J’affirme ici que, toi, l’enfant handicapé, toi, l’homme considéré comme n’étant pas entier, qui a connu toutes les promesses non réalisées, je serai tes jambes, tes mains.
J’affirme ici que, toi, celui qui ne se souvient plus, même des êtres que tu as aimés le plus chèrement possible, celui qui de ses gestes incertains, tremblant, comme pour s’excuser encore d’être là, à ce jour comme une gêne, perdu au bout milieu de ce monde, où tu parais être un oublié toi-même, je t’aime.
J’affirme ici que, plus un être ne doit être abandonné.
Assez de cette indifférence qui, demain à force de loi, à force de faiblesse, nous tuera.
Pour une fois, pensons à ceux qui ont faim.
Pour une fois, pensons à ceux qui ont froid.
Pour une fois, pensons à l’autre que nous pourrions être.
Pour l’éternité, pensons à ceux qui n’ont rien.
Agissons afin que leurs enfants, nos enfants s’épanouissent dans la reconnaissance de l’autre.
| Mars 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||