Il est en mon cœur enflammé le souvenir d’une demoiselle.

En ce lieu ci, elle répond du prénom de Prunelle.

Un beau matin, insidieusement, sans que je prenne garde,

Elle est venue s’installer là, sans que je prenne sauvegarde

 

 

 

En cet instant mon cœur saigne, loin de moi est la belle.

Et cependant je préserve en moi ce petit espoir,

Que demain, ô Prunelle tu me dises dans le soir,

Que toi aussi, tu veux de cette ritournelle.

 

 

 

Ô Venus ! Aide son cœur à pour moi s’embraser.

Ô Déesse ! Faîtes que notre hymen demain soit consommé.

Ô Cupidon ! Chérubin de l’amour que nos cœurs par toi touchés,

Fassent qu’à l’avenir nos âmes ne soient plus anesthésiées.

 

 

 

Que naisse notre complicité.

Que naisse la félicité.

Que trépasse l’angoisse.

Que trépasse le désespoir.

 

 

 

Qu’enfin je puisse te dire tout l’amour que porte mon corps.

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